Systèmes de détection d’une camera IP

surveiller

Détection de la caméra

Les caméras IP sont équipées de systèmes de détection. En général, on trouve au moins un système de détection de mouvement par vidéo. Parfois, la caméra est également équipée d’un système de détection infra-rouge.

Dans tous les cas, le paramétrage de ces systèmes est indispensable si c’est la caméra qui doit déclencher ou réaliser (sur carte SD, sur disque réseau…) l’enregistrement.

L’inconvénient est qu’un système de détection de mouvement par vidéo est difficile à paramétrer, que les paramètres dépendent un peu de la caméra et que l’influence de ces paramètres dépend beaucoup de la caméra. Sur les caméras IP D-Link (du moins la DCS-2230 et la DCS-6511), ce réglage se fait en précisant une valeur comprise entre 0 et 100 pour deux paramètres :

  • Sensibilité : Sensibilité de la détection de mouvement. Plus la valeur est grande plus la détection est sensible.
  • Pourcentage : Proportion de la fenêtre de détection devant être remplie par le mouvement pour déclencher la détection. Plus la valeur est petite plus la détection est sensible.

Mes deux caméras D-Link (DCS-2230 et DCS-6511) ne réagissent pas du tout de la même manière à ces réglages ce qui m’a conduit, pour une même scène, à des valeurs de paramètres très différents.

Détection par logiciel tiers

Il est possible de déléguer le déclenchement de l’enregistrement par détection vidéo à un logiciel tiers comme Surveillance Station de Synology, ou encore ZoneMinder. L’intérêt principal de ce choix est de pouvoir uniformiser les paramètres de détection et leur façon de réagir malgré un parc de caméra IP hétérogène. Avec Surveillance Station, deux paramètres sont à affiner :

  • Sensibilité de détection : Sensibilité de la détection de mouvement. Plus la valeur est grande plus la détection est sensible.
  • Seuil : Seuil de la détection de mouvement. Plus la valeur est petite plus la détection est sensible.

Comment limiter les fausses détections ?

Les sources de fausses détections sont nombreuses : variation de la luminosité (passage de nuages, allumage/extinction de lampes…), mouvements causés par le vent (arbres, ombres…), animaux divers (chats, chiens, hérissons…), insectes (papillons, araignées…), bruit blanc de la caméra (la nuit)… Excepté dans des configurations très spécifiques, il faudra faire avec de nombreuses fausses détections (bien plus nombreuses que les vrais). Voici cependant quelques techniques pour en limiter le nombre :

  • Réduire au maximum les zones de détection au seules portions utiles de l’image.
  • Le cas échéant, comparer le système de détection de la caméra avec celui de la solution de surveillance. Il est probable que l’un des deux fonctionne mieux que l’autre.
  • Passer du temps à appréhender le fonctionnement et affiner le réglage des paramètres de détection pour trouver un bon compromis.
  • Éventuellement baisser le contraste de l’image.

Une autre solution consiste à utiliser un capteur infrarouge intégré, quand la caméra en possède un, ou déporté, si la caméra est dotée d’un port d’entrée numérique. Cette solution permet d’éliminer un grand nombre de fausses détections, mais le capteur infrarouge peut rester sensible au passage d’animaux. D’autre part, il est plus difficile d’ajuster la portée d’un capteur infrarouge que de paramétrer une zone de détection dans l’image, ce qui peut constituer également un inconvénient dans certaines configurations.

Cette entrée a été publiée dans Domotique, Synology, DLink, Surveillance. Placez un signet sur le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *